Canadians on everything green - part 1
greenpartystrategy.com is launching a new series – “Canadians on everything green” – that will appear periodically on this site:
We’re asking prominent Canadians from across the political spectrum to contribute their thoughts on Green parties, policies and strategies. In English or French. From the political left, centre and right.
Their participation at greenpartystrategy.com is by no means an endorsement of a provincial or federal Green party, its policies or this site of their opinions.
These articles may provoke debate. But even when you disagree – possibly vehemently – with the points made, some of the views may be worth consideration.
Since strategy also involves policy, some contributions will focus on ideas rather than tactics.
Part 1
In the first of this series, Éric Duhaime, a former strategist with the Conservative party and Action Démocratique de Québec (ADQ), offers his views regarding Québec’s decision to adopt comparable car emission standards as those of California.
You can read Éric’s article below en français. For an approximate English translation, paste the article text here.
La droite est verte, la gauche est rouge !
ÉRIC DUHAIME
Pour des raisons étranges, on associe trop souvent la gauche aux verts. Pourtant, si les mots préservation et conservation veulent encore dire quelque chose, c’est certainement aux conservateurs et à la droite que le mérite de vouloir maintenir un environnement sain devrait revenir.
La gauche tente depuis quelques années de récupérer les sympathies vertes de l’électorat, principalement les jeunes, par pur opportunisme. Depuis l’effondrement du mur de Berlin, la gauche se cherche une raison d’être. Sa doctrine socialiste doit se réinventer devant son échec économique face au capitalisme.
Néanmoins, si les verts veulent éviter le même fiasco que les socialistes, ils devraient emprunter les principes mêmes du capitalisme qui ont fait leur preuve plutôt que d’essayer de les combattre comme le font nos amis de gauche.
La liberté d’entreprendre et d’innover propre aux pays capitalistes et démocratiques a permis une croissance phénoménale. Ce dynamisme économique bénéficie largement à la qualité de l’air, de l’eau et des forêts de ces mêmes pays.
Le principe des droits de propriété assure une responsabilité individuelle optimale pour l’environnement.
Comme le souligne judicieusement Pierre Desrochers : « the most promising path toward truly sustainable development lies in the unwavering pursuit of profitability within the bounds of well-defined and enforced private property rights » (source : http://icc.oxfordjournals.org/cgi/content/abstract/19/1/161)
Pour illustrer ce principe, j’aimerais utiliser l’exemple de la récente législation québécoise entrée en vigueur le 14 janvier dernier pour réduire les gaz à effet de serre des voitures neuves vendues au Québec en imposant des amendes aux automobiles polluantes, jusqu’à concurrence de 5000$ par voiture. On veut en fait imiter la Californie et imposer les normes les plus sévères sur le continent.
Les groupes écologistes ont applaudi à tout rompre la mesure présentée par la ministre québécoise de l’Environnement Line Beauchamps. Le ministre fédéral de l’Environnement, Jim Prentice, qualifia cependant cette initiative de sottise.
À première vue, il peut sembler facile de donner raison au gouvernement québécois de vouloir agir ainsi et d’y voir une bonne nouvelle pour l’environnement. Pourtant, la réalité des marchés apporte un éclairage bien différent.
La Californie a adopté des mesures aussi sévères parce qu’elle se retrouve avec un problème majeur de smog, particulièrement à Los Angeles. Au Québec, si Environnement Canada n’émet pas d’avis de smog quelques fois pendant l’année, personne n’aurait remarqué le problème. Il n’y a pas ici de nuage mauve au-dessus de Montréal ou Québec. La seule ville de Los Angeles compte un parc automobile presque deux fois plus élevé que celui de l’ensemble du Québec.
Les Californiens sont aussi beaucoup plus riches que les Québécois, avec des revenus familiaux moyens de près de 80,000$ par année, comparativement à moins de 50,000$ au Québec.
L’actuelle législation québécoise risque donc fort de manquer complètement sa cible. Les automobilistes auront trois solutions pour respecter ces règles :
1) Payer la sur-taxe, donc aucune réduction des GES, simplement plus d’argent dans les poches du gouvernement;
2) Aller acheter leurs automobiles neuves en Ontario ou au Nouveau-Brunswick, avec encore comme conséquence aucune réduction des GES et un simple déplacement de l’activité économique à l’extérieur du Québec;
3) Garder plus longtemps nos vieilles voitures. Or, nos vieilles bagnoles polluent beaucoup plus que les voitures neuves. On estime qu’une auto de 1970 pollue 99 fois plus qu’une voiture neuve vendue aujourd’hui. Une auto de 1987, c’est 37 fois plus et celle de1993, c’est 12 fois plus.
Bref, la meilleure mesure que pourrait adopter le Québec pour la réduction des GES serait de laisser les consommateurs libres de s’acheter de nouveaux véhicules, sans les taxes, les forcer à aller acheter dans une autre province ou, pire, les faire conserver leurs vieux tacos.
Un autre exemple peut expliquer encore mieux l’intérêt qu’auraient les vrais écologistes à cesser de soutenir davantage d’intervention de l’État. L’année dernière, les gouvernements canadiens et américains venaient en aide avec un plan de sauvegarde de l’industrie nord-américaine de l’automobile. Ces milliards $ donnés principalement à GM et aussi, dans une moindre mesure, à Chrysler, finançaient ni plus ni moins la mauvaise gestion. L’impact direct de cette aide fait en sorte qu’aujourd’hui, on se retrouve à vendre plus de voitures, en deçà du prix réel du marché.
Ce sont deux courts exemples récents qui illustrent que les marchés libres peuvent plus souvent qu’autrement assurer une préservation et une conservation bien plus grande de notre environnement que l’interventionnisme d’État qui transforme des bonnes volontés politiques en désastres économiques et écologiques. Aux Verts d’en prendre acte et de résister à la séduction d’une gauche polluante…

Éric Duhaime a passé plus d’une décennie à travailler comme conseiller politique pour différents chefs de partis politiques à Ottawa et à Québec, notamment pour Stockwell Day et Mario Dumont. Au cours des dernières années, il a porté une assistance technique à différents pays en transition démocratique, principalement en Irak, au Maroc et en Mauritanie. Il travaille présentement comme consultant en développement démocratique et en relations gouvernementales, en plus d'être chroniqueur politique dans Le show du matin à CHOI - Radio X et dans l'émission Dumont 360 à V.


Comments
What a paradox!
Unbelievable! The Green Party allowing a right-wing blogger, who thinks that the climate change theory is a conspiracy, to write here! Who's the opportunist here?
Re: What a paradox
This is not a Green Party site. The article by Eric Duhaime is part of a series called "Canadians on everything green." The series will include posts by writers from across the political spectrum.
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